Randy Johnson est un peu mon super-héros, mon comics héros en quelque sorte. Mais ici pas question de pouvoirs surnaturels et d'aptitudes extraordinaires, simplement du talent à l'état pur, une
énergie considérable et une créativité déroutante.
Avec "The gift of Randy Johnson", notre justicier noir s'affiche sur grand écran aux côtés des plus grands spécimens, adeptes d'une pop racée et mutante, intelligente et précieuse. Grandiose.
En 1968, Cecil McCartney n'a pas su jouer de son patronyme pour accéder à la notoriété. Malgré un talent manifeste et une forme d'expression différente (le folk), notre Irlandais d'origine ne
parviendra pas à se faire un prénom et restera dans l'ombre de Paul.
L'art de Cecil McCartney s'impose pourtant avec évidence sur "OM". Des compositions addictives teintées de blues et de psychédélisme, une impressionnante maîtrise de la six cordes et une voix pop
et mélodieuse auraient du permettre à notre oublié de la semaine de tracer son chemin identitaire.
Concept-album à la frontière de l'étrange et du merveilleux, "Ray Bradbury's Dark Carnival" est le fruit de l'imaginaire d'un poète et écrivain, un dénommé Bob Jacobs. En 1969, celui-ci
s'introduit dans le premier recueil du maître publié en 1947 (renommé plus tard The October Country), puise son inspiration dans ses nouvelles et revisite un faisceau d'histoires en chansons.
Régie par les lois de la pop psychédélique et baroque, cette œuvre, bien réelle, s'approprie l'univers fantastique soft, teinté d'onirisme et de poésie, de Bradbury. Chaque piste semble être une
illusion, un cauchemar magique, une étoile filante incandescente. "Ray Bradbury's Dark Carnival" s'est créé une place à part dans mon espace musical, l'absence de réédition constitue de ce
fait un phénomène inexpliqué et inexplicable.
Dans la production pléthorique estampillée "pop-sike", cette formation danoise méconnue aurait pu tirer son épingle du jeu en cette année 1968. Mais son isolement, sa jeunesse et son amateurisme
parfois criant ne contribuèrent pas à lui conférer un destin glorieux.
"Ga Go Gu" est une excellente surprise malgré une technique limitée et des vocaux quelque peu approximatifs. Les premières craintes s'estompent rapidement avec le premier morceau "Simon
Smorney", qui talonne de près les plus belles réussites du genre.
Le groupe fait preuve d'une inspiration assez diversifiée et d'un sens de la mélodie indéfectible tout au long de l'album. On comprend mieux alors pourquoi cet objet est devenu, au fil du temps,
un des collectors les plus recherchés du pays de Hans Christian Andersen.
L'adage est connu : il faut battre le fer quand il est encore chaud...
Jay Bolotin n'a jamais réussi à tirer la couverture médiatique sur sa musique. Pourtant, le temps d'une interview sur le blog Waxidermy, l'homme se livre librement, avec sincérité, évoque son parcours accidenté et ses relations avec l'industrie du disque.
Jeff Hassett ne tarit pas d'éloges sur ce songwriter, devenu soudainement précieux et incontournable de la scène country folk underground .
En bande son, son album se dessine lentement, avec évidence. Le titre d'ouverture "Dear Father" diffuse une mélancolie troublante et fascinante et impressionne par ses qualités techniques.
Le manque d'intérêt que lui ont porté la critique et le public l'a conduit à rester dans l'ombre de ses amis Dan Fogelberg et Kris Kristofferson.
Jay Bolotin est aujourd'hui un xylographe reconnu et plébiscité, ses œuvres trônant dans les musées d'art les plus branchés du continent américain. L'homme n'a pourtant pas renoncé à la musique.
En 2006, il a publié son second album, le stupéfiant "The Songs of Jay Bolotin, Volume One : Shadow of a Beast", distribué par CD Baby. Sa musique et sa voix sont totalement méconnaissables mais
son talent d'écriture est resté intact.